1. »Le petit chat est mort »
La mort de l’animal
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2. Conter la Mort
Article parut dans L’Educateur
Il existe nombres de contes qui mettent en scène la Mort et qui peuvent être racontés aux enfants.
La Mort représentée est tour à tour ridiculisée, enfermée dans une bouteille, collée à une branche d’arbre; parfois, elle est macabre, insensible et froide. On la connaît aussi émue et attendrie par un enfant dont elle devient la marraine. D’autres contes la montrent enjouée et séductrice, ou penaude devant son employeur, le Maître des Cieux. Mais toujours, elle a le dernier mot, ce qui, pour certains contes, serait une bonne nouvelle: que deviendraient le monde et les vivants, sans la Mort?
3. Conter la Mort en classe
Pourquoi le faire ?
On peut le faire sans raison particulière, comme sensibilisation à la vie, et aux limites qu’elle comporte. L’imaginaire a tout autant sa place que l’explication rationnelle ou les coutumes religieuses et les croyances. Face à la mort, le médecin, le prêtre, l’enseignant et le conteur ne s’adressent pas aux mêmes niveaux de la personne. Ils n’en sont pas moins complémentaires.
(Lisez l’article : Raconte-moi une histoire, ou comment permettre aux émotions de se dire…)
D’où viennent ces contes ?
Des recherches tendent à montrer que l’homme aurait commencé à raconter des histoires lors des premiers enterrements, à la période des cavernes. A tout le moins, l’accès à l’imaginaire se déploie à cette période-là, comme l’attestent les peintures de chasse que l’on a découvert sur les murs des grottes. L’homme se préoccupe de la chasse future, et croit la maîtriser en l’anticipant imaginairement par des dessins, et des fresques. De la même manière, il rappelle la vie passée, l’existence disparue,comme évaporée d’un être qui est mort.. Tout naturellement, pour l’homme primitif, comme pour l’homme moderne, la question de la mort soulève une tempête d’interrogations, agite la vie affective d’un maëlström d’émotions, et pose d’épineuses questions religieuses.
Les compétences du conte
Le conte offre alors un cadre stable, structuré, capable de contenir tout ce paquet d’émois complexes. Le conte est parole. Parole nue. Il répond à l’angoisse fondamentale de l’humain, tout comme la parole advient au petit enfant, confronté à l’angoisse de la séparation. Ainsi, le conte est au groupe d’humains ce que la parole est à l’enfant qui grandit: une proposition d’organiser l’angoisse dans une structure souple appropriée.
4. Livres pour enfants sur la Mort
Une bibliographie complète a été réalisée par Alix Noble Burnand et Yvan Von Arx. Elle recense plus de 70 albums et livres traitant du sujet de la mort de façon appropriée aux enfants de 2 à 16 ans. (voir à la Boutique)
Les livres recensés peuvent être consultés dans la salle de cours d’Alix Noble Burnand sur demande (alix.noble.burnand@gmail.com)




